Pourquoi cette participation ?
Christila : Chaque année on suivait Pékin express à la télé.
Et à chaque fois, Delphine insistait pour que l'on s'inscrive. Elle a fini
par meconvaincre et on a rempli le dossier le dernier jour...
Aviez-vous déjà fait un trek ?
Christila : L'aventure n'était pas dans nos habitudes.
On a toujours voyagé dans des hôtels ou en camping.
J'étais surexcitée à l'idée de savoir si on allait pouvoir se surpasser.
Comment s'est passée votre cohabitation ?
Delphine : Malgré nos forts tempéraments, on s'est beaucoup
soutenues. Toutes ces épreuves nous ont beaucoup rapprochées
et ça a renforcé notre amitié. Christila m'a épatée ! Je donnais pas
cher de sa peau (rires), mais sur le plan physique, elle s'est vraiment
surpassée.
Christila : Delphine est très peureuse, elle a vraiment
surmonté ses craintes pour le jeu. Même si elle paraît plus effacée,
elle prend souvent le dessus sur moi et me remonte toujours le moral.
Quels souvenirs gardez-vous ?
Delphine : On a fait des rencontres inoubliables. Les gens
qui nous ont ouvert leurs portes, ont été chaleureux. Nous
sommes restées en contact avec quelques familles...
Christila : Que du bon ! Avec la diffusion, on se replonge
dans nos parties de rire... Et dans nos difficultés, quand il faut attendre
une voiture pendant trois heures ! Mais être un couple de filles, ça aide !
Et le plus dur ?
Delphine : Pour moi, le manque de nourriture
et la fatigue. Pour Christila, le manque de sommeil.
Christila : Dures aussi, les épreuves physiques,
qui nous semblaient insurmontables. Vous le verrez par la suite,
on s'est donné à fond. C'est notre grande fierté. On peut finir
dernières un jour, avoir le moral dans les chaussettes, et arriver
premières le lendemain, et là le moral remonte. Pékin express
c'est ca.
Le retour à Perpignan...
Christila : C'est difficile de retourner dans la réalité.
Dans notre métier (elles sont infirmières), nous sommes en contact
avec les gens on a l'habitude d'écouter leurs petits malheurs.
Donc on relativise du confort que l'on a, de la pauvreté des autres.